« Shéhérazade » de Jean-Bernard MARLIN (05/09/2018)

Shéhérazade photo

Par Simon CHEVALIER

Un destin touchant, de la prison à la réinsertion

A peine sorti de détention, Zachary, 17 ans, retrouve ses vieux démons : les amitiés toxiques, la tentation de l’argent facile… Et surtout une famille qui ne lui apporte aucun soutien. Sa rencontre avec Shéhérazade, une jeune prostituée, va lui faire connaître l’amour dont il manque tant mais à quel prix ?

Si, de prime abord, on a l’impression de voir un énième film sur la jeunesse délinquante, on se rend vite compte que cette œuvre est différente. Jean-Bernard MARLIN signe avec son premier long-métrage l’aboutissement d’un travail entamé avec ses deux courts-métrages La peau dure et La fugue. Des fictions en forme de documentaires plongeant dans les arcanes du monde judiciaire tout en ne négligeant aucunement l’esthétique des images. A noter également la bonne idée d’associer la modernité du scénario à des morceaux de musique classique. Enfin, le naturel de Dylan ROBERT et Kenza FORTAS, acteurs non-professionnels qui apportent une énergie incroyable à leurs personnages, est pour beaucoup dans la réussite du Meilleur Film Francophone sacré au Festival d’Angoulême 2018.

On gardera de Shéhérazade le souvenir d’une émotion. L’émotion d’avoir vu grandir le héros tout au long des 112 minutes de la projection et d’avoir assisté à la naissance d’un metteur en scène couronné par le prix Jean VIGO.

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