Sam, saison 2 : les points forts d’une série résolument moderne

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Par Nicolas SVETCHINE

Alors que TF1 diffuse actuellement la saison 2 de Sam tous les lundis à 21h, FrenchCineTV s’est penché sur cette série et s’est entretenu avec Aline BESSON (Authentic Prod), la coproductrice de cette fiction. Focus sur cette belle réussite qui participe au renouveau de la fiction française de TF1.

Sam, de Mathilde SEIGNER à Natacha LINDINGER
Si cette saison 2 est synonyme de changements (nouveau réalisateur, nouvelle équipe de scénaristes et surtout nouvelle comédienne pour interpréter le rôle-titre, repris par Natacha LINDINGER suite au départ de Mathilde SEIGNER), on retrouve néanmoins les fondamentaux de la première saison dans l’esprit de la série avec notamment un personnage principal toujours aussi rock’n’roll, mais pas que.
Si la mission de succéder à Mathilde SEIGNER -dans un rôle qui lui allait vraiment comme un gant- s’avérait délicate et audacieuse tant elle était identifiée, Natacha LINDINGER parvient pourtant à relever le défi avec brio, en proposant une Sam différente, toujours autant déjantée mais davantage dans le registre de la sensibilité et de l’émotion avec une interprétation particulièrement juste et convaincante.

Des choix artistiques brillants
L’un des points forts de Sam, et la deuxième saison le confirme : une réalisation et un montage efficaces, dynamiques, grâce en partie à une très bonne sélection de musiques qui occupent une place importante et apportent beaucoup à la série. Ce sont les productrices Aline BESSON et Isabelle DRONG qui sont à l’œuvre pour cet aspect artistique : « On constitue nos playlists selon nos goûts personnels, mais aussi avec nos enfants et leurs amis pour être proche de ce que les jeunes écoutent. Les musiques représentent un gros budget pour nous mais on ne fait pas de sacrifices dessus car on trouve que ça ancre vraiment la série dans notre époque, ça lui donne aussi son aspect frais et comédique malgré les drames qui s’y jouent, et ça la rend très moderne contrairement à une musique qui serait composée à l’image » nous confie Aline BESSON.

On soulignera une attention toute particulièrement portée aux scènes de vie au collège, dans la cour ou en intérieur, même si elles se révèlent un peu moins savoureuses qu’en saison 1 où le regard et l’acuité de la réalisatrice Valérie GUIGNABODET (décédée en 2016) parvenait à capter avec tact et talent davantage d’expressivité en l’espace de quelques secondes.

Un désir d’authenticité
La série se déroule principalement dans l’enceinte du collège Jean-François Clervoy situé à Franconville en région parisienne. Comme pour la saison 1, les élèves de l’établissement ont été directement impliqués puisqu’ils jouent dans la série leur propre rôle en tant que figurants, en classe ou dans la cour :  «  On avait cette envie, ce principe qui fait partie de l’ADN de la série, de s’inscrire dans quelque chose de très réaliste. Les enfants qui sont eux-mêmes élèves toute l’année dans ce collège n’ont pas besoin de jouer pour être vrai et ça apporte aussi une réelle mixité qui n’est pas quelque chose de plaqué. La cantinière que l’on découvre à l’écran est aussi celle de l’établissement » nous raconte la productrice de Sam.

Vers une série chorale ?
Lors de cette nouvelle saison, les personnages secondaires occupent une place plus importante, comme le principal Xavier (Fred TESTOT) ou la CPE Véronique (Fanny GILLES). Un choix assumé de la production : « Nous souhaitions être assez proches de l’arche narrative de la deuxième saison de Rita, la série originale danoise et puis il y avait la volonté de faire évoluer notre format sur le plan structurel en faisant vivre encore plus l’univers de la salle des profs » précise Aline BESSON.
Ce choix est au détriment du temps accordé à une intrigue s’étalant sur un épisode et qui se retrouve ainsi presque secondaire pour privilégier les intrigues feuilletonnantes : « On est sur une scénarisation différente et très moderne qui ne s’inscrit pas dans les anciens modes de résolution comme avec L’Instit. Les intrigues scolaires sont en résonance et en contrepoint avec ce que vit le personnage de Sam dans le feuilletonnant, avec beaucoup d’ellipses, à l’anglo-saxonne, où l’on n’a pas besoin de montrer tous les chemins par lesquels elle passe pour arriver à son but » poursuit Aline BESSON.

La haie, symbole d’une frontière poreuse entre vie privée et professionnelle
Vous l’aurez certainement remarqué, le passage de la maison de Sam au collège et vice-versa s’effectue par le simple franchissement d’une haie. Cette dernière symbolise l’absence de séparation réelle entre la vie privée de Sam à la maison et sa vie professionnelle au collège.

Une saison 3 sur les rails
Une troisième saison est d’ores et déjà en écriture et devrait a priori voir le jour si les bonnes audiences se confirment sur les prochains épisodes.

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