Retour sur la 43ème Cérémonie des César

Césars 2018

Par Simon CHEVALIER

Que retiendra-t-on de cette édition? Certainement de magnifiques gagnants mais une petite ambiance…

Tout a commencé par un numéro de music-hall original consistant en un échange entre le maître de cérémonie et les principaux « César »… Belle idée mais Manu PAYET a eu du mal à faire le show, probablement intimidé par l’enjeu. Cela semblera le cas tout au long de la soirée… Mis à part le joli moment de complicité avec Géraldine NAKACHE lors de la remise du César du court-métrage.

Sans surprise, Nahuel PEREZ BISCAYART reçut le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans 120 Battements par minute avant que Blanche GARDIN dynamite la soirée et, avec humour et second degré, aborde de la meilleure des façons la lutte contre les violences faites aux femmes. Tellement plus efficace que la consensuelle – et un brin forcée – standing ovation quelques minutes plus tard.

2018 restera l’année des hommages tant 2017 fut funeste avec de grands noms disparus. Il fallut découper ce traditionnel rendez-vous en 3 afin de saluer comme il se devait les carrières de Jeanne MOREAU, Jean ROCHEFORT, Johnny HALLYDAY, Claude RICH, Victor LANOUX, Danielle DARRIEUX… Mais rien ne fut plus marquant que l’arrivée sur scène d’Aure ATIKA en Mireille DARC, venue remettre le César des meilleurs costumes dans la mythique robe du Grand Blond avec une chaussure noire d’Yves ROBERT.

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© BORDE-JACOVIDES/BESTIMAGE

Puis, Robin CAMPILLO fut récompensé pour le montage et Arnaud REBOTINI, très ému, pour la musique de 120 Battements par minute. 

Enfin, ce fut le moment inédit de cette cérémonie : la remise du César du Public à Dany BOON pour Raid Dingue. Quoi qu’on pense de cette initiative, ce fut un joli moment d’émotion entre le réalisateur et sa maman de cinéma Line RENAUD.

Le Grand Méchant Renard et autres contes de Benjamin RENNER et Patrick IMBERT fut sacré meilleur film d’animation, Petit Paysan d’Hubert CHARUEL meilleur premier film tandis que les acteurs de l’année sont Antoine REINARTZ – pour un second rôle – dans 120 Battements par minute et Swann ARLAUD – au discours rempli d’émotion pudique – dans Petit Paysan.

César Antoine

© AFP

César Swann

© MaxPPP

Pour finir, le César du Meilleur Film fut décerné logiquement à 120 Battements par minute, déjà grand gagnant de la soirée avec 6 trophées après le Grand Prix du Jury cannois.

Voici donc pour cette cérémonie qui ne restera pas comme l’une des plus réussies contrairement aux oeuvres qu’elle a primées.

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