Figures de l’ombre #2 : Rencontre avec Gérald BENAIM, agent de comédiens

Gérald

Par Simon CHEVALIER

Cet été, partez à la découverte de ces professionnels du cinéma qui, à l’ombre des réalisateurs et acteurs, mettent leur talent au service de la fiction française. Deuxième volet de cette série d’interviews, l’agent Gérald BENAIM.

D’où vient ton envie d’être agent?

Depuis l’enfance, je suis attiré par le cinéma et je me demandais si je n’allais pas devenir acteur… Mais rapidement, je me suis rendu compte que je n’aimais pas me mettre en avant et que c’était trop risqué, vu le manque de confiance en moi que j’avais à l’adolescence – ça a bien changé depuis -. C’est marrant, il y a des acteurs qui font ça justement pour vaincre leur timidité, leur manque de confiance en soi et moi, ce fut le contraire, je ne voulais pas prendre ce risque…

Etant attiré par le milieu du cinéma quand même, après une erreur d’orientation, vers l’âge de 24 ans, j’ai pris mon courage à 2 mains et j’ai réfléchi sur ce à quoi je pouvais aspirer dans ce domaine. Je voyais Dominique BESNEHARD à la télé et je me suis dit : « Voilà le métier que je vais faire : Dominique BESNEHARD!!! »

Je suis passé par plusieurs étapes avant d’ouvrir mon agence en 2004.

Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs de ce métier?

Le pire souvenir fut, je pense, la première fois où un comédien est parti de l’agence. C’est comme une rupture amoureuse, tu mets du temps à t’en remettre, tellement investi pour finalement tout perdre… Mais bon, depuis il y en a eu pas mal et ça fait partie du métier, c’est normal. Je me suis blindé émotionnellement dans ce type de situations.

Et le meilleur n’est pas difficile à trouver, il y en a tellement mais j’en retiens un en particulier. Fut un temps, à mes débuts, où je m’occupais d’un jeune acteur montant dont je suis fier à présent car il tourne régulièrement avec des réalisateurs de renom. Lorsque Johan LIBEREAU – car c’est de lui dont il s’agit – a eu son 2ème grand rôle après Douches Froides d’Antony CORDIER, c’était pour Les Témoins d’André TECHINE. Michel NASRI, le plus proche collaborateur du cinéaste depuis de nombreuses années, m’appelle et m’annonce enfin qu’après mûre réflexion et une multitude de rendez-vous, c’est Johan qui est choisi… Le bonheur pour moi, pour nous, j’étais heureux!!! Je lui ai annoncé au téléphone, on en a pleuré ensemble, un très beau souvenir…

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