[Festival Cinessonne 2015] Bilan de la compétition française

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Par Simon CHEVALIER

A quelques heures de la cérémonie qui clôturera le Festival du Cinéma Européen en Essonne, voici le bilan de la compétition française.

Tout d’abord, sachez que, suite aux événements dramatiques qui ont frappé Paris et à la suspension du Festival qui s’en est suivie le week-end dernier, aucun prix ne sera décerné par les jurys étudiants, lycéens, collégiens et le nouvellement créé jury de la Carte Cinessonne. Seuls les prix du Public seront donc remis.

De même, au vu des annulations de projections, nous ne vous parlerons pas ici des coproductions françaises de la Compétition Européenne ni du film Les Ogres de Léa FEHNER que nous n’avons pas vu.

Reste 4 œuvres concourant pour le Prix du Public du long-métrage français assorti d’une somme de 500 Euros afin d’aider à sa distribution :

Tout d’abord, Gaz de France de Benoit FORGEARD. Cette « comédie » narrant les efforts d’un conseiller élyséen pour redorer le blason de son incapable de Président nous a particulièrement déçu. Le sujet du film et la présence de Philippe KATERINE dans le rôle du Chef de l’Etat étaient pourtant des arguments alléchants. Mais la lenteur de la réalisation et l’absence de véritable message nous donnent de sacrés doutes sur l’utilité de cette oeuvre.
De plus, l’humour est loin d’être imparable et on sourit difficilement plus qu’on ne rit aux éclats.

Les trois autres films sont des histoires de jeunes filles :

Pauline s’arrache d’Emilie BRISAVOINE est une sorte d’autofiction expérimentale. La réalisatrice filme sa propre famille et particulièrement sa demi-soeur, en intégrant même les films d’enfance de sa fratrie. Le projet aurait pu être intéressant avec un minimum d’ambition artistique et, surtout, une vraie profondeur des personnages. Au lieu de cela, ce film sonne, au pire, comme un caprice égocentrique, au mieux, comme ces émissions de témoignages intimes qui fleurissent sur les chaines de la TNT. Si Emilie BRISAVOINE a un talent de cinéaste, elle méritait mieux comme oeuvre de jeunesse et devra apprendre que sa propre famille, aussi déjantée soit-elle, ne fait pas la réussite d’un film.

Le Chant du Merle fut une jolie découverte de ce Festival. Charmante, sensible, l’histoire de cette jeune Corrézienne nous a émus autant qu’elle nous a éblouis par la beauté de ses images. La rencontre avec Frédéric PELLE, réalisateur simple et bon vivant finit d’emporter nos suffrages (c.f notre précédent article).

Néanmoins, notre coup de coeur, cette année, fut Peur de Rien de Danielle ARBID, le récit initiatique d’une jeune libanaise débarquée à Paris dans les années 90. Le charme de son actrice principale Manal ISSA, la justesse de l’ensemble du casting – Vincent LACOSTE, Paul HAMY, Dominique BLANC, Damien CHAPELLE… – mais surtout ce que cette oeuvre dit de la jeunesse des « nineties » entre engagement politique et rêve d’expatriation en fait un film complet où le rire, l’émotion et la réflexion sont très subtilement dosés.

En espérant que le public Essonnien validera notre choix, nous vous donnons rendez-vous à l’issue de la clôture pour le verdict final.

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