[Critique] Main dans la Main (19/12/2012)

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Par Christina MANTELET

Hélène (Valérie LEMERCIER) et Joachim (Jérémy ELKAIM) sont deux personnes que tout semble séparer. Hélène est une parisienne qui dirige une très grande école de danse à l’Opéra Garnier, tandis que Joachim est un jeune miroitier qui travaille en province. A première vue, rien ne les prédestinait à leur histoire, jusqu’au jour où Joachim doit aller prendre les mesures des miroirs de la salle de répétition d’Hélène à Garnier. Dès leur rencontre, un lien unique, fort et avouons-le, parfois bien comique, les unit l’un à l’autre. Mais alors, comment vont-ils faire pour adapter leur vie à ce lien ? Vont-ils réussir à supporter autant de différences et surtout, n’y a-t-il vraiment aucun moyen pour désunir ce qui est aussi intrinsèquement lié ?

Ce film a quelque chose de très poétique mais en même temps d’un peu raté. Il est en quelque sorte un magnifique soufflé qui cuit au four. On l’attend avec impatience parce que c’est signé Donzelli, et qu’en plus on y retrouve Valérie Lemercier. Lorsque l’on voit la bande-annonce, on est subjugué par l’originalité de son propos. Une fois sorti du four pour arriver dans nos salles de cinéma et enfin s’offrir à nos yeux, il a une apparence légère, drôle, et on se prend très vite d’affection pour ses personnages ! Et puis voilà qu’au bout d’une heure de film, les événements qui sont produits par tant de légèreté nous retombent dessus et alourdissent suffisamment le film pour qu’on ait l’impression que le soufflé commence à tomber.

Mais malgré cela, rien n’enlève de sa saveur ! Jérémy Elkaïm est d’une justesse émouvante, Valérie Lemercier est magnifique et nous le prouve en se drapant telle une magnifique Marianne. Valérie DONZELLI, qui joue aussi dans le film la sœur du personnage de Joachim, nous permet de retomber un peu sur terre et nous permet à nous spectateurs de prendre quelque chose de son personnage, que nous pouvons comprendre dans notre affect. La sensation d’être mis à part de quelque chose de plus grand que nous.

Les chansons, la danse, les moments où Joachim fait du skate, etc. ; tous ces petits éléments qui semblent insignifiants, nous livrent en réalité des moments artistique, comique et émouvant, nous donnent accès à un lyrisme qui peut nous affecter, ou pas, mais qui ont le mérite de nous tendre vers le rêve d’une histoire pas comme les autres, qui s’approche d’un conte moderne.

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