[Critique] « Mademoiselle de Joncquières » d’Emmanuel MOURET (12/09/2018)

Mademoiselle de Joncquières

Par Simon CHEVALIER

L’alliance de l’élégance et de la vengeance

France, XVIIIème siècle. Malgré la cour assidue que lui fait le marquis des Arcis, Madame de la Pommeraye n’est pas dupe : dès qu’elle lui aura cédé, il se désintéressera d’elle et elle ne sera qu’un trophée de plus dans son tableau de chasse déjà bien garni. Finissant par s’abandonner dans les bras de son prétendant, ils forment alors un couple harmonieux jusqu’à ce que les craintes initiales de Madame s’avèrent fondées. Sa vengeance n’en sera que plus terrible…

Cinéaste particulièrement romantique, Emmanuel MOURET signe son premier film d’époque en adaptant une nouvelle de Denis DIDEROT. A l’écran, tout est élégant : les costumes et les décors raffinés offrent un magnifique écrin à des dialogues qui peuvent sembler abrupts au début mais dont la richesse est un pur bonheur. Chaque acteur(trice) joue sa partition – Cécile de FRANCE, pleine de faux-semblants; Edouard BAER, cabotin en diable; Alice ISAAZ,  poupée de porcelaine… – si bien qu’il est difficile de prendre parti dans cette histoire à la fois perverse et charmante.

Drame intimiste bénéficiant d’une reconstitution soignée, Mademoiselle de Joncquières n’est pas non plus dénué de féminisme. Néanmoins, à la fin de cet affrontement entre une femme et un homme, c’est bien l’amour qui gagne : quoi de plus normal quand le réalisateur est romantique…

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