[Critique] « Les Hirondelles de Kaboul » de Zabou BREITMAN et Eléa GOBBE-MEVELLEC (04/09/2019)

Les hirondelles photo

Par Simon CHEVALIER

Destins croisés dans l’Afghanistan des Talibans

Zunaira, ancienne professeur de dessin et Atiq, gardien de la prison pour femmes locale survivent dans un Kaboul dévasté où toute culture a disparu et où les femmes ont été effacées sous des burqas. Leurs chemins vont se croiser dans les pires circonstances mais le meilleur naîtra peut-être de leur rencontre.

Adaptation d’un roman de Yasmina KHADRA sorti en 2002 en pleine guerre afghane, ce film d’animation réunit la délicatesse de la cinéaste Zabou BREITMAN et la finesse des dessins d’Eléa GOBBE-MEVELLEC. D’une histoire simple, ces 2 réalisatrices font un conte sur la survie grâce à l’amour porté par des acteurs qui prêtent autant leurs voix que leurs visages. Si le parti pris de l’animation ralentit le propos, une fois le spectateur habitué à ce rythme, l’histoire le tient en haleine jusqu’à une fin inattendue.

Remarqué au dernier Festival de Cannes dans la sélection « Un Certain Regard » et grand vainqueur du Festival d’Angoulême, Les Hirondelles de Kaboul est sans conteste la pépite 2019 du cinéma d’animation.

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