[Critique] « Les Chatouilles » d’Andréa BESCOND (14/11/2018)

Les chatouilles photo

Par Simon CHEVALIER

Le film le plus bouleversant du 71ème Festival de Cannes

Odette porte le plus douloureux des secrets : elle a été violée durant son enfance par « un ami de la famille ». Devenue adulte, bien entourée et aidée par sa passion pour la danse, le temps est venu pour elle de la résilience…

Après avoir créé un spectacle basé sur le traumatisme de son enfance, Andréa BESCOND passe de la scène au grand écran. Le résultat est bluffant de virtuosité grâce à des flash-backs admirablement bien intégrés dans l’histoire. Passant – presque – sans transition des scènes éprouvantes du passé à la fantaisie nécessaire pour affronter le présent, le spectateur est saisi par la présence physique de l’héroïne dont le dynamisme est de l’ordre du vital pour éviter de sombrer dans le pathos. Tous ces éléments sont au service d’une forte émotion, de celles qui rendent un film aussi nécessaire qu’inoubliable.

Pour un projet aussi personnel, Andréa BESCOND a pu compter sur un excellent casting : Karin VIARD – exceptionnelle en mère dépassée et dont la ressemblance avec sa fille de fiction est frappante -, Pierre DELADONCHAMPS – qui prête son visage angélique à un personnage ignoble -, Clovis CORNILLAC ou encore Grégory MONTEL… Tous ont répondu présent pour la grande cause que constitue cette œuvre, à voir absolument par le plus grand monde !

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