[Critique] « L’atelier » de Laurent CANTET (11/10/2017)

L'Atelier

Par Simon CHEVALIER

Laurent CANTET poursuit son exploration de la jeunesse avec, en prime, la toujours parfaite Marina FOÏS.

A La Ciotat, Olivia, écrivain à succès, prend en charge un groupe de jeunes lors d’un atelier d’écriture estival. Au plus près de ces adolescents, elle va découvrir que l’un d’eux est à la dérive et se radicalise dangereusement.

Si on connaît depuis longtemps le talent de Marina FOÏS, Laurent CANTET lui offre ici un partenaire de choix en la personne de Matthieu LUCCI, jeune acteur découvert lors d’un casting sauvage et qui, comme souvent dans ces cas-là, explose de naturel dans le rôle d’un rebelle qui voit dans l’atelier d’écriture un moyen d’exprimer sa haine du monde qui l’entoure. La relation qu’il entretient alors avec l’écrivain venu diriger cet exercice nous fait penser à Dans la maison de François OZON, mélange de littérature et de perversion. Mais cette dernière atteint vite ses limites et la fin nous déçoit avec une baisse d’intensité : le personnage principal joue moins « avec ses tripes », de façon plus intellectualisée. Si Matthieu LUCCI nous épate par sa performance, le reste des acteurs qui constitue le groupe d’adolescents n’a pas à rougir de sa prestation, on retrouve chez eux la force des débats et l’affrontement des idées, chers au réalisateur. Une fureur apportée aussi par les jeux vidéos et qui s’oppose au calme des séances de natation dans les calanques, les activités préférées du héros.

Si Laurent CANTET n’a pas renouvelé l’exploit de remporter un prix – comme La Palme d’Or avec Entre les murs – lors de son passage cannois, il doit être fier de son coscénariste : Robin CAMPILLO, Grand Prix du Jury pour 120 battements par minute.

Laisser un commentaire.


*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>