[Critique] « L’amant d’un jour » de Philippe GARREL (31/05/2017)

365735.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Par Simon CHEVALIER

Un film délicat et intime dans un Noir et Blanc élégant.

En pleine rupture, Jeanne revient s’installer chez son père. Celui-ci vit en couple avec Ariane, une étudiante de l’âge de sa fille. Sous des apparences harmonieuses, cette cohabitation va vite atteindre ses limites.

Avec cette réflexion philosophique sur la fidélité, Philippe GARREL nous place au plus près de ses personnages. Que ça soit dans la vie de famille banalement moderne ou dans la psychologie et l’inconscient – particulièrement féminin -, le spectateur touche au plus intime : Qu’est ce que le désir? Comment naît-il? Comment le gérer? L’occasion pour le réalisateur de nous gratifier des scènes les plus osées de sa filmographie. L’oeuvre prend des allures de conte lorsque la voix off entre en scène et apporte un regard extérieur. Quant au noir et blanc, il amplifie la sobriété de cette histoire sans artifices.

Membre d’une famille d’acteurs, Philippe GARREL a souvent fait tourner ses proches, à l’instar de son père Maurice et de son fils Louis. Dans L’amant d’un jour, place à sa cadette Esther à qui il confie le rôle… de la fille perturbatrice. Une amusante mise en abyme des relations père-fille.

Laisser un commentaire.


*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>