[Critique] « Kidon » de Emmanuel NACCACHE (14/05/2014)

Un « vrai-faux » film d’espionnage qui nous réserve des surprises jusqu’à la fin.

 Par Simon CHEVALIER

 Le Mossad est en alerte. Les médias du monde entier l’accuse d’avoir éliminé Mahmoud al-Mabbouh, un responsable du Hamas, mort à Dubaï un mois plus tôt. Problème : les services secrets israéliens ne sont pour rien dans cette mort. Mais alors, qui sont les 4 assassins du Palestinien ? Et quel rôle a joué Ariel Palmoch, un ex-responsable du Mossad, écarté après une tentative d’assassinat ratée contre le même Mahmoud ? À la recherche de la vérité, les espions israéliens ne sont pas au bout de leurs surprises et ce qu’ils vont découvrir pourraient bouleverser leurs vies.

Cette comédie d’espionnage est un bijou d’ingéniosité. Du générique inspiré de ceux de James Bond au final déroutant, on ne s’ennuie pas une seconde devant les aventures de ces « Pieds Nickelés » qui donnent du fil à retordre aux services secrets les plus aguerris du monde. Emmanuel NACCACHE prend un plaisir communicatif à ridiculiser ce petit milieu de l’espionnage et de la diplomatie tout en maitrisant à 100% sa réalisation au service d’un scénario très riche qui ouvre de nombreux onglets en même temps sans jamais perdre le fil ni les spectateurs. Quant aux acteurs dont le mannequin Bar RAFAELI et le jeune Kev ADAMS, ils font preuve d’une virtuosité impeccable emmenés par un Tomer SISLEY plus cabotin que jamais.

Présenté en ouverture du 14ème Festival du cinéma israélien, cette coproduction allie la fraîcheur et l’inventivité d’un 7ème art israélien qui n’a pas peur de regarder la société en face et d’en dénoncer les travers à des talents français confirmés : un mélange parfait pour un film formidable.

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