[Critique] « Ava » de Léa MYSIUS (21/06/2017)

515909.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Par Simon CHEVALIER

Les tribulations et émotions d’une jeune fille lors d’un été meurtrier

Ava est une adolescente perturbée. Rejetant sa mère instable et son environnement malsain, elle apprend de surcroît qu’elle perd progressivement la vue. Alors, quand elle s’éprend d’un jeune homme inquiétant, elle risque tout pour vivre cette passion.

Si on devait qualifier ce premier film, nous dirions : audacieux, sans concessions et sans indulgence pour son héroïne montrée sans fards… Ce qui ressemble fort à ce qu’on avait dit de Crache coeur de Julia KOWALSKI. Si ces deux longs-métrages sont jumeaux, ils n’en demeurent pas moins singuliers grâce à leurs interprètes : Noée ABITA irradie littéralement dans le rôle-titre et possède la grâce et la rugosité de son aînée dont elle pourrait facilement suivre les traces, Adèle EXARCHOPOULOS. Notons également la performance exceptionnelle de Laure CALAMY qui campe une mère dépassée et donne vie à la divagation de l’héroïne dans une scène inoubliable. Enfin, la patte visuelle de l’oeuvre est aussi à souligner à l’image de son commencement : un bord de mer baigné de soleil et d’insouciance sur lequel se pose une musique intrigante, prélude à l’apparition d’un grand chien noir, Lupo, Palm Dog cette année à Cannes.

Remportant le prix SACD lors de la Semaine de la Critique cannoise, ce film aura marqué la Croisette et permis l’éclosion d’une brochette de talents dont on attend les futurs projets avec impatience.

Laisser un commentaire.


*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>