[Bilan] Bilan Cinéma 2015

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Par Simon CHEVALIER

L’année cinématographique qui vient de s’écouler fut particulièrement diversifiée, pour notre plus grand plaisir. Du rire, du suspens, de l’émotion et même de l’incompréhension mais surtout énormément de talent ont composé les 9 films qui resteront dans nos mémoires comme le meilleur de 2015.

Commençons par les comédies :

Le Talent de mes Amis d’Alex LUTZ fut l’occasion d’apprécier sur grand écran l’humour de ce comédien qui multiplie les succès sur scène comme à la télévision. Pour sa première réalisation, il signe une ode à l’amitié et décuple la force de son propos en y convoquant tous ses proches. Un passage derrière la caméra plus que réussi.

Le Nouveau de Rudi ROSENBERG nous a replongé dans nos souvenirs de collégiens pour le pire mais surtout pour le meilleur. S’appuyant sur l’exclusion dont sont victimes de nombreux enfants, le réalisateur signe pourtant un film très drôle grâce notamment au naturel de ses jeunes acteurs.

Le Grand Partage d’Alexandra LECLERE fut une énième réussite dans la carrière de cette réalisatrice qui, discrètement, film après film, est en train de s’imposer comme une référence dans le cinéma d’humour hexagonal. Provoquant autant les rires que suscitant la réflexion, ce long-métrage redonne ses lettres de noblesse à la comédie en lui conférant un aspect citoyen.

Les drames, quant à eux, nous ont bouleversés :

Au Plus Près du Soleil d’Yves ANGELO nous a surpris par sa profondeur. En effet, ce thriller aux images lumineuses et au scénario sombre nous entraîne inexorablement vers une fin tragique qui laisse le spectateur sous le choc. Un retour gagnant pour le cinéaste et des débuts remarqués pour les jeunes acteurs Mathilde BISSON et Zacharie CHASSERIAUD.

Mon Roi de Maiwenn nous a fait vivre le calvaire d’une femme victime d’un pervers narcissique. A l’aide de sa mise en scène naturaliste habituelle, la réalisatrice nous a ouvert les yeux sur un sujet de société autant que sur le talent d’Emmanuelle BERCOT, reine de l’année à Cannes.

Mustang de Deniz GAMZE ERGUVEN nous a ébloui par sa beauté plastique et par la force de son discours féministe, la grâce de ses héroines contrastant avec la cruauté de leur situation. Représentant notre pays aux Oscars le 28 Février prochain, cette oeuvre franco-turque résume l’année 2015 bien au-delà du 7ème art : un cri de liberté face à l’obscurantisme.

Le meilleur film inclassable et injustement incompris :

Cosmos d’Andrzej ZULAWSKI fut pour nous une énigme délicieuse, un labyrinthe dans lequel nous avons adoré nous perdre en compagnie de grands acteurs de toutes générations. Le réalisateur polonais nous a ainsi présenté le long-métrage le plus audacieux de l’année et nous prouve, encore une fois, qu’il est un Cinéaste, un vrai.

Terminons avec nos 2 coups de coeur. Si ces oeuvres n’ont pas squatté le haut de l’affiche, elles nous ont marqué durablement et augurent d’une grande carrière – du moins, l’espérons-nous – pour leurs jeunes réalisateurs et acteurs.

Stand de Jonathan TAIEB terminait notre bilan l’année dernière sur une note d’espoir. Un espoir nullement déçu car, après avoir fait le tour du monde – 49 sélections dans des festivals internationaux -, il est sorti sur nos écrans le 24 Juin dernier. Portant haut les valeurs de liberté et de justice, cette oeuvre brille aussi par ses qualités cinématographiques : acteurs excellents, réalisation mettant idéalement son sujet en valeur, fin bouleversante et suscitant le débat… Ce long-métrage avait tous les atouts pour trôner au sommet de notre Panthéon annuel s’il n’y avait pas eu…

Quand je ne dors pas de Tommy WEBER, petit bijou de poésie nocturne révélateur de talents : l’acteur Aurélien GABRIELLI, le co-scénariste Mohamed KERRICHE, le réalisateur Tommy WEBER… Au gré des aventures d’Antoine, ce film nous fait rire avant de nous serrer le coeur quand les failles de son héros affleurent. Il est de ces oeuvres qui restent présentes en nous bien après qu’on les ait découvertes, dont les répliques, les chansons reviennent régulièrement dans nos vies. Et il y a un mot qui définit cela. Quand je ne dors pas, quel que soit ses résultats au box-office, mérite à ce titre le qualificatif de film culte.

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