[Critique] « L’Hermine » de Christian VINCENT (18/11/2015)

L'Hermine

Par Simon CHEVALIER

Entre la vérité crue d’un procès et la délicatesse d’une romance, Christian VINCENT ne choisit pas.

Président de la Cour d’Assises de Saint-Omer, Bruno RACINE est un magistrat qui intrigue et qui suscite les rumeurs, surtout depuis qu’il traverse une mauvaise passe dans sa vie personnelle. Au cours d’un procès douloureux, celui du meurtre d’une petite fille de 7 mois, il retrouve dans le jury populaire une femme qu’il a aimée.

Cela commence comme une chronique judiciaire. Christian VINCENT nous prend par la main pour nous montrer les dessous d’une Cour d’Assises. Comme au théâtre, chacun a son rôle et le public ne s’y trompe pas. Le spectateur, lui, se glisse dans la peau d’un juré et tente de se faire une intime conviction : ce père a-t-il tué sa fille ? Mais au-delà de cet aspect citoyen, Fabrice LUCHINI et Sidse Babett KNUDSEN nous séduisent par leurs échanges et leurs regards, faisant planer un doux parfum de tendresse sur leurs retrouvailles. Et finissent par nous faire chavirer le coeur au détour d’un « effet de robe ».

25 ans après La Discrète, Christian VINCENT retrouve l’acteur de son premier film et lui offre un rôle à 1000 lieues de ses envolées habituelles. Dotée d’un charme certain, cette oeuvre nous rappelle qu’au-delà du symbole du pouvoir judiciaire, L’Hermine est avant tout un délicat animal.

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