Avant-première de « STAND » au Festival « Cinéma et Droits Humains »

Par Simon CHEVALIER

Jusqu’au 11 Novembre prochain, le 5ème Festival Cinéma et Droits Humains d’Amnesty International prend ses quartiers au Reflet Médicis dans le 5ème arrondissement parisien. Pendant une semaine, 6 longs-métrages portant les valeurs chères à l’association sont présentés en avant-première. Une compétition de films courts est également organisée avec 4 distinctions à la clé : le Prix du Public, le Grand Prix du Jury, le Prix Spécial des Droits Humains et le Prix du Jury de Blogueurs.

Ce jeudi soir, c’est le nouveau film de Jonathan TAIEB qui était à l’honneur. Le réalisateur de Le Monde doit m’arriver présentait Stand au public français après l’avoir montré aux 4 coins du monde ( Etats-Unis, Amérique du Sud, Océanie…). Ce long-métrage dénonce l’homophobie d’Etat qui règne en Russie au travers du personnage d’Anton, jeune gay qui se lance dans une enquête afin d’identifier les bourreaux d’un homosexuel et cela au prix de son couple et de sa vie.

De gauche à droite : le monteur et co-scénariste Anthony ROBIN, le réalisateur Jonathan TAIEB et les 2 acteurs principaux Renat SHUTEEV et Andrey KURGANOV.

Toute l’équipe avait fait le déplacement pour défendre ce film qui s’impose déjà comme le plus fidèle reflet de ce que peut endurer la communauté LGBTI (Lesbienne, Gay, Bisexuelle, Trans, Intersexuée) russe qui a apporté son aide pendant le tournage au travers d’une association moscovite.

Le projet est né après le voyage en Russie d’Anthony ROBIN, futur monteur et co-scénariste du film. Ayant découvert les exactions commises contre les homosexuels, notamment  au travers de vidéos, il en fait part à son ami Jonathan TAIEB qui décide aussitôt d’en faire le sujet de son nouveau long-métrage. Après seulement 2 mois de préparation, dont une cohabitation « forcée » pour les 2 comédiens principaux qui ont ainsi pu travailler leurs personnages, toute l’équipe s’envole en direction de l’Ukraine pour un tournage de 10 jours. Sur place, il est nécessaire d’inventer un faux scénario et de convaincre certains acteurs, homophobes revendiqués, de l’importance du projet.Le résultat est un film à la fois nerveux sur les scènes d’extérieur et d’une intimité bluffante. Il est également à noter que la fin brille par son ambiguïté et un refus du manichéisme brillamment amenés.

Si le film a suscité de nombreux débats dans la quinzaine de festivals où il a été montré, c’est le public slave qui l’a trouvé le plus réaliste. Les spectateurs français pourront eux aussi découvrir cette oeuvre aussi intense qu’utile au printemps prochain.

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